Champagne Domaine René Collet à Fontaine Denis (Côte de Sézanne)

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Parmi les 10 vignerons réunis au sein de PASSION CHARDONNAY en CHAMPAGNE  3 ont donc particulièrement attiré mon attention.

La maison COLLET, des frères COLLET Vincent, Thomas et Florent qui ont repris le domaine en 2002. Voici les trois frères, crâne rasé, trois DALTON en somme, mais eux ils ont un sourire sympathique et l’œil vif… bien, que comme les DALTON ils n’aient pas froid aux yeux et pour qui la famille « ça compte » ! Mais là s’arrête la comparaison…

LesFreresCOLLETweb
Eux ils bossent dur, sont aussi déterminés qu’astucieux et en plus ils sont vraiment complémentaires et compétents plusieurs générations de vignerons leur ont enseigné la patience, le sens de l’observation et le respect de la nature).
Car ils sont à l’écoute de leur terroir pour faire de bons Champagnes, c’est-à-dire des vins d’expression de leur terroir, tout est dit.

Deux gammes se partagent les 5 ha de vignes et 46 000 bouteilles, du cousu main… : Champagnes René COLLET et Collection ANTHIME.
Pour en savoir plus : http://www.champagne-collet.fr

Tout d’abord, la dégustation des vins clairs

Côte des Blancs, mais dans une zone où on « perd un peu » la craie, surmontée par des zones de colluvions très fortes et des sols plutôt limoneux argileux, la craie est à deux mètres sous terre, ce qui explique une couleur un peu plus marquée, un nez plus puissant que les autres chardonnay dégustés, car les argiles sont là !
« Dés qu’on a une consistance de sol un peu plus puissante, on sait qu’on est sur des sols plus massifs, on va avoir des molécules plus denses » nous dit Geoffrey ORBAN.
On a un nez très floral, plus dense que les autres vins clairs au nez et une bouche plus ronde, moins incisive.

Ensuite, dégustation des deux cuvées

1 – Anthime-Heritage Mil. 2008 : 67% Chardonnay – 21%Pinot Noir -12% Pinot Meunier.

100 % Vinification et élevage en fût sans Malo-lactique
100 % de vin de 2008 – 61 mois de vieillissement en cave
Dégorgement le 7 juillet 2014 – Dosage à 8 g

Le dosage ne se sent absolument pas à la dégustation et les 8 gr conviennent parfaitement à cette cuvée majestueuse où domine la puissance maîtrisée du Chardonnay et ces notes de finesse

ANTHIME-heritage-web                       La cuvée Anthime-Héritage 2008  flacon à l’ancienne oblige…

2 – Empreinte de Terroir Chardonnay 100 %

Vinification et élevage en fût 22 %, foudre 24 % et cuve 54 % dont 30 % sans malo-lactique
76 % de vendange 2011 et 24 % de vin de réserve 2010
32 mois de vieillissement en cave
Dégorgement décembre 2014
Dosage 7 g parfaitement équilibré

Nez Floral (On retrouve ici le style du vin clair de 2014) mais surtout fruité d’agrumes, d’ananas, lié au dosage, à la prise de mousse et au vieillissement, très élégant, une longueur qui n’en finit pas, on reste sur le terroir.

EMPREINTE-DE-TERROIR-chardonnay-web

Une maison à suivre assurémment…

 

 

Dégustation « Passion Chardonnay en Champagne » Lundi 20 Avril 2015 Villa Douce 9 Boulevard de la Paix à REIMS

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Dans un immeuble pur ARTDECO récemment superbement restauré à REIMS, siège de la prestigieuse université,  se réunissait une nouvelle édition de « Passion Chardonnay en Champagne », réunion de 10 vignerons champenois qui ont en commun la double passion d’élaborer de grands vins de Champagne à base de Chardonnay et d’avoir à cœur de permettre à chacun de leurs terroirs, d’exprimer ce cépage avec singularité en lieu dit unique ou assemblés suivant la philosophie de chacun.
N’étaient représentés ici, dans un but pédagogique, qu’un seul terroir de chacun des 10 vignerons présents. Cette mise en avant de la singularité d’expression de chaque terroir était remarquablement mise en évidence par la dégustation – en avant propos de la dégustation des champagnes – de leurs vins clairs 2014. Ces vins serviront à l’élaboration de leur futur brut réserve ou d’une autre cuvée. Je rappelle que le vin clair en Champagne est le vin blanc tranquille dont l’élaboration est terminée, c’est lui qui est tiré en bouteille avant deuxième fermentation en bouteille, provoquée, je le rappelle également, de main d’homme par l’ajout d’une liqueur de tirage composée de sucre et de levures.

Cet avant propos était magistralement animé par le rémois Geoffrey Orban (Société EDUCAVIN) qui allie passion,  pédagogie, parfaite connaissance des terroirs champenois et des mécanismes de la dégustation et ce qui ne gâte rien humour et bonhommie. Ce fut un régal tant pour le palais que l’esprit.

PASSION CHARDONNAYen Champagne 2015 021                      A gauche Geoffrey ORBAN et son morceau de craie magique !

 

Pour le palais d’abord, car la plupart de ces 10 vins, j’évite le mauvais jeu de mot, frisaient la perfection de l’expression du terroir et du raisin, du vin et de sa liqueur juste présente pour rehausser chaque terroir et surtout ne pas « pommader » le vin.

Tous les vignerons manifestent ici une volonté d’excellence dans la pureté d’expression : puissance maîtrisée, sur le fruité ou la fraîcheur acide, l’agrume ou le floral suivant les terroirs et toujours, toujours, en fin de bouche la minéralité de la craie, associée parfois à l’argile, le sable ou un autre composant géologique !

Chacun des 10 terroirs dégustés présente une combinaison de craie, plus ou moins pure, plus ou moins affleurant le terroir, combinée à de l’argile, du sable, des colluvions de différentes sortes qui donnent ce caractère unique à chaque vin clair et donc ensuite au champagne.

Pour l’esprit : C’était une véritable jouissance de découvrir et ressentir en bouche, tout en l’analysant grâce aux explications limpides de Geoffrey comment la craie communique à la sève montante – par les racines de la plante qui y plongent – jusqu’à la feuille, la fleur puis la baie de raisin, les éléments minéraux permettant aux précurseurs d’arômes de se révéler et de se développer, donnant l’expression aromatique propre à chaque vin.

PASSION CHARDONNAYen Champagne 2015 007La craie s’est constituée sur 20 millions d’années au Crétacé supérieur à la vitesse de 1,5 cm par siècle à peu près.

Venait ensuite la dégustation de deux cuvées de chaque vigneron provenant, autant que possible, de la vigne dont le vin clair venait d’être dégusté, toujours dans un but pédagogique.

Étaient dégustés un brut sans année ou une cuvée particulière et le millésime 2008, car, par chance, chacun des 10 vignerons avaient choisi de millésimer 2008 et d’en avoir encore en stock !

J’ai surtout remarqué trois vignerons ayant des expressions tout à fait étonnantes, fruit d’un travail minutieux, souvent fruit d’une expérience d’une vie, voire plus !

Prochain Post : Champagne des frères COLLET (Domaine COLLET)Forent, Thomas et Vincent reprennent l’exploitation familiale en 2002 et vont résolument s’orienter vers un travail minutieux de mise en valeur de leurs terroirs. J’en parlerai la semaine prochaine…

En attendant : Pour en savoir plus sur Passion Chardonnay en Champagne :http://passion-chardonnay.fr/index-fr.html

 

PAROLES DE FROMAGER à la Fromagerie JOUANNAULT : Rencontre – Dégustation avec Pierre BRISSON le 17 Avril 2015

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Par ce bel après midi ensoleillé d’Avril, nous sommes gâtés cette année, je m’invite à la fromagerie JOUANNAULT Rue de Bretagne.
Nicolas s’affère à la préparation d’un plateau de Jambon de Bayonne « affiné » dans les caves de la maison… et m’invite à goûter… exceptionnel d’onctuosité de fondant !

Pour l’histoire : La fromagerie JOUANNAULT Père et Fille existe depuis 1990, fondée par les parents de Priscilla Maryse et William JOUANNAULT. Priscilla a repris la fromagerie de ses parents depuis quelques temps avec son mari Nicolas et Pierre BRISSON, fils de vigneron de Morgon, les a rejoints pour développer un service de dégustations pour particuliers et entreprises « PAROLES de FROMAGERS ».

Pour le décor : Ici tout est en matériaux nobles, bois et vieille pierre et la vielle pierre abrite une authentique fruitière aménagée dans les caves voûtées en cours de réhabilitation par un authentique tailleur de Pierre et restaurateur de vieilles demeures à l’ouvrage avec son fils lors de ma visite. Pierre me conduit dans les étroits couloirs hauts de plafond (un mini Fort Saint Antoine) où je découvre la chambre froide aménagée dans une des voûtes de la cave.

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La cave de dégustation : sur des claies en bois s’affinent meules de comté, de Beaufort et d’Abondance, bries, coulommiers, chèvres et autres tommes italiennes ou persillés anglais.
Au centre une petite table en bois autour de laquelle nous nous installons pour la dégustation, pour l’instant c’est dans cette chambre froide que s’organisent les dégustations, mais on y est bien à 14/15 °C.

La dégustation : Pierre m’invite à déguster un Epoisses de chez Berthaut parfaitement affiné, avec un Morgon 2004 à maturité, élaboré par son père vigneron. Un accord parfait. L’onctuosité, le gras du fromage aux arômes de noisette et de terre se combine parfaitement avec le fruité ample et complexe de ce cru de Beaujolais vinifié de main de maître.

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Pierre me raconte l’histoire de l’Epoisses, dont la recette s’était perdue a été retrouvée en 1956 par Monsieur BERTHAUT, agriculteur qui a voulu redonner vie à ce fromage ancestral, comment il a redécouvert la façon de rougir le fromage en créant des orifices de ventilation pour soumettre alternativement les fromages en cours d’affinage aux différents vents bourguignons ! Etonnant.

Résultat de recherche d'images pour "EPoisses"Pierre est pédagogue, précis, rigoureux mais pas ennuyeux. Il communique sa passion, son amour et son respect pour le travail artisanal et les bonnes choses. N’hésitez pas à faire appel à lui Paroles de Fromager pour vos soirées festives entre amis, lors d’un séminaire ou d’une soirée d’équipe. http://www.parolesdefromagers.com.

Je n’hésite pas à faire la « pub » de Nicolas, car il est bon et ses amis fromagers Priscilla et Nicolas sont d’authentiques artisans qui assurent la relève, Ils ont tous les trois à peine la trentaine.

La fromagerie JOUANNAULT est à découvrir pour ses spécialités fromagères notamment : 39 Rue de Bretagne, 75003 Paris – 01 42 78 52 61

Verticale de Château MUSAR (Plaine de la BEEKA – LIBAN) Au Cercle Suédois – Paris Jeudi 6 Novembre 2014

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Au Cercle de Maison de la Suède à Paris : Dégustation mémorable des vins du Château MUSAR – LIBAN 12 vins en 6 tours de dégustation comparative deux à deux : 8 rouges et 4 blancs.

Alors, commencez par oublier tout ce que vous savez ou croyez savoir sur le vin. La température de service, l’aération et tout ça…

Ce qui nous a tous frappés en arrivant, c’est le fait que tous les verres étaient déjà remplis ! Or nous avons mis plus de 2 heures pour déguster ces vins et certains avaient déjà été servis depuis presque une heure à commencer par les blancs !

Il nous sera expliqué par Marc HOCHAR, pourquoi il a procédé ainsi et la dégustation nous permet de le comprendre encore mieux. Ces vins, tous ces vins (y compris les blancs, surtout les blancs !)  ont besoin pour révéler leur extraordinaire complexité, d’une aération prolongée, voire d’être chambrés comme les rouges. Ce sont des cépages bibliques qui sont utilisés ici, alors quelques heures de plus ou de moins…

Marc HOCHAR représente la troisième génération.

141106_Deg ch. MUSAR auCercle Suédois 004Cette propriété a été créée par son grand père, qui avait étudié la médecine en France et qui avait des amis bordelais qui lui ont donné le goût du vin. De retour au Liban en 1930 il s’installe dans la plaine de la Beeka. Ses deux fils reprennent l’exploitation et c’est le père de Marc, Serge,  qui en 1959 prend la direction de l’exploitation pour en faire un vin tout à fait exceptionnel et incomparable au sens étymologique du terme. Ce vin est bon, excellent, mais surtout il a un caractère, des caractères particuliers que l’on reconnaît immédiatement,  même à l’aveugle ! La nature du terroir, les températures de récolte, l’éloignement des vignes du chai de vinification et bien d’autres éléments propres en font MUSAR, point.

Sont plantés Cabernet Sauvignon (pour la structure), puis Cinsault (pour la finesse), plus tard la Syrah (pour le fruit et la structure).

Trois gammes sont élaborées :

1 – Musar Jeune : Décliné dans les trois couleurs pour une clientèle cherchant l’expression du fruit. On est sur une gamme de vins simples mais tout à fait honnêtes.
2 – Hochar Père et Fils : Gamme intermédiaire
3 – Château Musar : Le Grand vin

1er tour : Vins rouges

Musar Jeune Red 2011
Cinsault-Syrah-Cabernet Sauvignon – Vin de cuve inox
Arômes de fruits rouges et noirs, pruneau. En bouche le vin est souple, dense, avec une belle acidité et des tanins mûrs qui structurent bien le vin, la finale est légèrement asséchante.

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Hochar Père et Fils rouge 2009
Cinsault-grenache-Carignan-Cabernet – 9 mois de fût
Beaucoup plus évolué, plus gourmand, incontestablement, il faut aller vite compte tenu du nombre de vins dégustés. J’espère revenir sur ce vin plus tard, mais ce ne sera pas possible… hélas !


2ème Tour : Vins rouges

Château Musar 2007

Toujours cette belle palette de fruits rouges et noirs, avec des notes d’épices qui commencent à poindre. Bouche ample, souple, mûre, semble nettement moins évolué que le précédent de la gamme Hochar P&F (il faut dire qu’on est sur un vin à dominante Cinsault également mais en quantité plus importante et que ce cépage vieillit particulièrement bien dans la Beeka, rien à voir avec le Cinsault de Vallée du Rhône qui fait les rosés de l’été ! Ici on est sur un raisin qui structure le vin et le « taille » pour la garde. Ce vin est déjà prêt à boire, mais grâce à une acidité qui porte le vin et le rend rafraîchissant, il peut encore attendre.

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Château Musar 2004

Cette bouteille est peu expressive au nez, il semble plus dilué, nettement moins puissant et légèrement herbacé. Sans doute l’effet millésime. Marc Hochar nous dit qu’il est fermé en ce moment …


3ème Tour : Vins rouges

Château Musar 1999

Ici on est à 14 % d’alcool avec un plus évolué à la robe brune, une bouche ample et où la note volatile et « Bret » apparaît, enfin dirais-je, puisque c’est ce qui caractérise MUSAR. La touche Bret pour Brettannomyces, du nom de la bactérie qui donne une odeur d’écurie au vin et bien d’autres choses assez désagréables au départ. C’est un défaut ailleurs, d’extraction abusive en général, ici c’est une marque de fabrique !
Cette touche «  Bret » semble venir déjà du transport du raisin de la plaine de la Beeka jusqu’au pressoir situé à plusieurs heures de camion du vignoble en bord de mer. Le raisin partout ailleurs par les températures que l’on a au moment des récoltes au Liban (plus de 25 °C) n’y résisterait pas. Eh bien ici, non seulement il résiste mais cela lui donne un caractère qui se retrouve dans le vin, c’est la signature MUSAR. Également le mode de vinification et d’élevage en oxydation volontaire pour accentuer ce style évolué et extrait.

L’année 1999 est très Cabernet Sauvignon en général et Marc pense que maintenant on est plus sur le Cinsault.

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Château Musar 1986

Beaucoup plus évolué, robe très brune, nez de moka, d’épices, de terre, de figue. Marc nous précise que ce vin était trop parfait au départ, que son père a ajouté de l’acide acétique – 1 % – pour lui donner une touche plus « humaine »… allez comprendre…

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4ème Tour : Vins rouges

Château Musar 1974 : Nez de figue fraîche, presque une bouche de vieux porto avec plus de tannins toutefois, mais ce qui frappe c’est cette belle acidité, qui, comme les précédents plus jeunes, porte le vin et le rend très plaisant et rafraîchissant. C’est vraiment un constat très surprenant pour un vin de 40 ans ! De même l’alcool encore très présent mais fondu dans la matière du vin, c’est là le signe de son âge. C’est un vin tout à fait exceptionnel !

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Château Musar 1967 : Ici on est en présence d’un vin antique, on n’a plus du tout l’habitude de ce genre de vins. Sa robe est carrément maron, les tanins précipitent dans le fond du verre, on se dit c’est un vin fini. Eh bien pas du tout, il a un nez de terre très prononcé, si l’acidité a ici disparu, de même que l’alcool s’est bien évanoui, on a une finale très complexe.

On peut dire qu’il a de beaux restes ! assurément avec quelques années de moins ce devait être un très grand millésime. Et d’après Marc il n’est pas fini, même s’il en présente de nombreux signes.


5ème Tour : Vins blancs

On déguste maintenant 4 vins du Château Musar Blanc. L’assemblage est ici tout à fait stupéfiant Obeideh et Merwah, deux cépages locaux.
L’Obeideh serait l’ancêtre du Chardonnay et le Merwah celui du Sauvignon. Ce sont des vins d’antiquité qui sont tout à fait nouveaux pour tous les dégustateurs. Je connaissais Musar Jeune fait de de Chardonnay et de viognier, un classique ressemblant à un St Joseph, ou parfois un Condrieu un peu « bodybuildé », mais là c’est l’interrogation, on change d’univers. Est-ce bien du vin ?
Il passe 9 mois en barrique vieilles pour s’oxyder et perdre de son acidité. La récolte est quasi-tardive (octobre) pour attendre la pleine maturité des deux cépages Obeideh et Merwah et permettre également des vendanges avec des températures plus fraîches ! On est sur une autre planète…

 


Château Musar Blanc 2006

C’est un vin qui n’est commercialisé qu’après 6 ou 7 ans de conservation. 2006 est assez fermé au nez, mais après aération, il change complètement et prend des notes d’eau de rose.

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Château Musar Blanc 2000

Le nez est toujours discret, évanescent, c’est un vin pour les enfants, pas d’alcool, pas de présence au nez, un peu décevant … puis d’un seul coup après aération c’est le loukoum de mon enfance qui revient, incroyable, miel, rose, amande…


6ème et dernier Tour : Vins blancs

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Château Musar Blanc 1989

Nez d’infusion de thé et de Miel, celui-ci est assez vif expressif, contrairement aux deux précédents. En bouche on est sur le même type d’arômes avec une belle longueur, impressionnante pour un 89 soit 25 ans !

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Château Musar Blanc 1970

Très exubérant au nez, on a l’impression que plus les millésimes sont vieux plus ils sont jeunes ! De vrais patriarches de la bible en somme !

Pendant 2 heures nous étions 2000 ans en arrière … la famille HOCHAR a inventé la machine à remonter le temps.

Pour en savoir plus : http://www.chateaumusar.com

Des vins à découvrir également chez FINE WINE WORLD (www.fine-wine-world.com) par qui la dégustation était organisée. Je précise tout de suite, je ne reçois aucune commission, quoiqu’une bouteille de MUSAR… je vais réfléchir à la négo :). Côté cuisine d’hiver ces vins sont parfaits, avec de l’agneau et du gibier à poils (Sanglier, biche…) sur les rouges de 10 ans et plus.

 

Visite et dégustation en CHAMPAGNE à CHAMERY chez Clément PERSEVAL le 16 Juillet 2014

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L’accueil est franc, direct, authentique, un rien rustique juste ce qui met à l’aise,  on a tout de suite envie de monter avec lui sur le tracteur pour entrer dans le vif du sujet…140716_Clément PERSEVAL dans son caveau de dégustationClément PERSEVAL fait partie de cette jeune génération de vignerons décomplexés et talentueux, héritiers de la grande tradition qui deviennent à leur tour des « passeurs » mais créatifs. Ils héritent mais ajoutent, adaptent, transforment. Eux aussi, un jour, ils transmettront e savoir faire acquis aux jeunes générations et feront partie de la tradition ! C’est ça le monde du vin et c’est ce qui nous manque tant aujourd’hui : La transmission, l’éducation, la redécouverte des vrais espaces de  liberté (pas ce que je veux quand je veux, mais à l’écoute et avec la nature) et ce rien de transcendance (avec ou sans Dieu)… Tou ce qui manque tant à nos générations et celles qui montent…

Clément passe son Bac pro puis file faire les vendanges chez Anselme SELOSSE en 2008 (il y a pire comme prof!).

En 2009 il travaille au Château des RONTETS à Fuissé, en Bourgogne méridionale. Ce vignoble est en Bio, il fait des vins nature (sans soufre), sans intervention humaine. De ces rencontre de vignerons, de ces philosophies et surtout des vins il tire son envie de « faire ça », tout simplement. Donc une démarche écologique, écoutons le (retranscription quasi intégrale de l’interview) :

« Avant ça j’ai été éduqué dans ce sens là parce que mon père était partisan de l’enherbement et le pratiquait dans toutes ses vignes début des années 80. En Champagne c’était le seul et ça n’existait pas.
Déjà cette éducation de préserver sa terre, lutter contre l’érosion, utiliser moins de désherbants, c’était malgré tout désherbé mais il y avait déjà cette notion de « vie » du sol. J’ai déjà grandi là dedans, je n’ai jamais connu une vigne désherbée complètement.

En 2004 mon père a commencé à labourer ses sols, travailler ses sols, arrêter les désherbants. A 12-13 ans, il me mettait sur le tracteur et je labourais et j’adorais ça !

Revenu ici après mes rencontres de vignerons, l’objectif est de continuer, plus de désherbants, plus d’anti pourriture, en conservant le strict minimum anti oïdium et anti mildiou car c’est inévitable.

Je ne suis pas en bio, j’utilise encore des produits de synthèse, pas de certification donc, parce qu’on est en Champagne, c’est compliqué et des années comme 2010 – 2011 ou 2014 ça va très bien en cuivre et soufre, mais les années comme 2012 et 2013, soit je fais 9 passages et 9 traitements avec des produits de synthèse ou je suis en bio jusqu’à 20 passages !  donc gasoil, tassements des sols qui vont avec ! Ce sont des philosophies.

Certains « bios » sont très stricts là-dessus parce qu’ils ont des matériels très légers (chenillards etc…), moi je n’ai pas le temps de faire ça encore. D’autres « bios » encore, passent avec des engins qui font 4 tonnes, qui passent sur des terrains détrempés, donc il y a un manque de cohésion là-dessus. Pour l’instant je n’ai pas le matériel léger pour faire ça, ni le temps.

Côté vin, j’ai commencé à mettre le vin en bouteille avec mon oncle et mon père, on a une ferme et bâtiments communs, chacun son exploitation, mais matériel en commun. Je m’occupe de tout ce qui est mécanisation sur toutes les vignes de mon oncle, de mon père et les miennes. Mon oncle, pendant les vendanges, est au pressoir. On encore des terres agricoles, c’est encore mon oncle qui s’en occupe, enfin voilà c’est une communauté.

Par exemple pour traiter, je fais 11 hectares, donc c’est un peu la course quand il faut y aller. Donc traiter, rogner, tondre etc… »

Vous avez un peu plus de 2 hectares mais vous traitez 11 hectares … ?

 » Oui j’ai 2 hectares, mais je ne m’occupe pas trop du vin, je suis là pour les assemblages, pour donner des coups de main, pour les dégustations, pour les décisions, mais ce n’est pas moi qui vinifie. »

Vous avez différents terroirs, donc de la craie…

 » A Chamery on n’a pas de craie, il faut savoir qu’il n’y a que 30 % de craie dans le vignoble champenois, à Chamery on a 60 % sable, très compliqué. On a un beau cirque autour du clocher, avec des expositions multiples, du sud Est au Nord Ouest, dans tous les sens.

On une diversité de sols très importante : sable, argile, argilo-calcaires, limons, veines de grés, de la craie en plaine mais pas sous la vigne.

J’ai une parcelle d’1h 40 de chardonnay d’un seul tenant, sur des sols argilo calcaires, 50 m plus loin c’est du sable jaune pur, 10 m plus loin, on passe sur une cassure, et on est sur le calcaire. Donc une diversité et une proximité de ces sols de rayon de 50 mètres, très intéressante. C’est très compliqué à comprendre, mais c’est un vrai plaisir fou à travailler, car la vigne réagit très différemment d’un sol à l’autre suivant les expositions, les hygrométries, suivant les plants. Sur la même parcelle, je suis capable de faire trois vins différents. A l’avenir je vais pouvoir faire trois vins différents.

Dans les vignes : anti-mildiou, anti-oïdium – ce sont les seuls intrants – un peu d’engrais organiques, ou un peu de compost de synthèse, mais pas tout le temps, j’ai des vignes qui n’ont pas été fertilisées de puis 6 ans et « ça tient la route » du fait de l’enherbement, depuis plus de 30 ans d’enherbement, un sol enrichi en matière organique naturelle, le sol se suffit à lui-même.

Ce qui est intéressant dans cette démarche, c’est qu’au printemps quand on voit mes vignes on a l’impression qu’elles sont abandonnées. Je ne veux pas tondre, c’est toujours le moment critique de l’année, mais c’est dans le but d’avoir un maximum de matière organique qui s’est nourrie du sol et qui va ré-enrichir le sol, donc un cercle fermé où j’imagine à l’avenir, avoir ce contraste sur les raisins en passant d’une nourriture spécifique du sol pour les plantes qui poussent dans les inter-rangs de vigne. Plantes et herbes qui vont à leur tour se dégrader en humus par les bactéries du sol, les micro-organismes du sol, le substrat d’humus dégradé va à son tour venir enrichir, nourrir la vigne de cette matière organique.
Ce qui est intéressant c’est que sur des sols différents on n’a pas les mêmes espèces, donc ces espèces vont se nourrir de choses spécifiques au sol et vont de nouveau « atterrir » dans ce sol.

Et on ne va pas acheter des tonnes d’engrais, fabriqués en Chine ou je ne sais où et où tout le monde est pareil, dans le Languedoc, en Nouvelle Zélande, en Californie, la même nourriture, c’est la même matière organique pour tout le monde (ce n’est pas mauvais puisque c’est de la matière organique) mais on aplatit tout on met tout le monde au même niveau, et il n’y a plus de personnalité de terroir, il y juste des styles de cépages.

En termes d’adéquation cépage-sol, actuellement vous héritez d’un terroir qui est déjà complanté, est ce que vous remaniez les choses ou vous laissez en l’état ?

Je vais laisser en l’état, je pourrai être tenter de mettre des choses qui semblent plus adaptées ou des porte greffes ou des densités plus élevées, mais travailler avec des vieilles vignes c’est bien mieux que travailler avec une jeune vigne. »

Elles ont quel âge ?

 » En moyenne 35 ans, la plus vieille a 74 ans sur des limons complantés moitié Pinot Noir moitié Pinot Meunier… la plus jeune est de 1989.

Arracher a un coût financier et des jeunes vignes qui n’ont pas d’enracinement ne donnent pas de choses intéressantes, surtout que j’ai de la chance d’avoir des vignes butées et débutes jusqu’au début des années 1980 par mon père qui a commencé l’enherbement sur la parcelle des « Rouleaux » cette parcelle de Chardonnay de 1 ha 40 qui a trois types de sols.

Tout était labouré, pas de désherbant et 82 était une année pluvieuse on ne pouvait pas labourer, et cette plante était envahie d’herbe et on voyait même plus les plants. Mon père a désherbé entre les jeunes plants et ça a dégagé une belle bande d’herbe entre deux rangs. Il n’y avait pas de pièges à lapins et mon père s’est rendu compte qu’ils préféraient manger l’herbe plutôt que les plants.… Mon père a donc laissé comme ça. Et quand il pleuvait, tout le monde ravinait sauf nous. Il en a donc conclu que c’était la solution.

Les premières années personne ne faisait ça, mon père était le « furieux du village ».
Aujourd’hui on a de la chance à CHAMERY car il ya beaucoup de jeunes, ouverts d’esprit, tout le monde est équipé de charrues. Moi je travaille au cheval depuis l’année dernière, j’ai un copain qui a acheté un cheval aussi, on est 2 sur le terroir. »

Et les cuvées alors ?

 » Il y en a trois + 1 :

1 – Un blanc de Blanc 100 % Chardonnay
2 – Un blanc de Noirs moitié Pinot Noir et moitié Pinot Meunier
3 – Un assemblage Chamery 1er Cru parce que pour moi c’est celui qui représente le mieux le terroir de Chamery, Chardonnay, Pinot Noir, Pinot Meunier, sur des années différentes sur des vinifications pas classiques.

Partons de la fermentation, quand ça part en indigène, on laisse partir, si au bout de quelques jours pas parti on ensemence, pas de filtration, pas de collage, assemblé, mis au printemps, sans ou avec malo …On fait rien on intervient que quand il y a un problème.
On n’est pas assez bon pour dicter…On est là pour guider par pour imposer !

Assemblage, mise en bouteille, vieillissement sur lattes et dégorgement.

Pas de dosage, car j’ai des sucres résiduels de prise de mousse. J’ai une cave froide en béton et au ras du sol. Au début, je n’avais pas de recul j’avais de sucres résiduels. Je me posais la question de chauffer la cave, qui était à 10/11 ° pour ramener à 13/14 °C. Puis je me suis dit, chauffer puis ramener la cave à zéro, pour re-doser et rajouter du sucre, autant laisser la cave froide, qui va faire une fermentation lente qui s’arrête quand elle s’arrête !
Ce qui est intéressant c’est que le sucre est là au contact du vin depuis 2 ans et on n’a pas à attendre que le sucre du dosage se fonde avec le vin …
Par contre c’est aléatoire j’ai des cuvées qui ont 1,5 gr de sucre de résiduel et j’en ai d’autres qui ont 7 gr, c’est comme ça. »
Ca s’arrête à cause du froid (la fermentation) ?

« Il n’y a pas qu’une question de froid, il y a aussi une pauvreté en azote qui est en jeu, on a beaucoup d’herbe, donc des fermentations plus compliquées. »

Pouvez-vous expliquer ce que ça implique la pauvreté en azote ?

« Nous avons des vignes qui souffrent à cause de l’enherbement, donc pauvres en azote, pompé par l’herbe entre les rangs de vigne. Tout matériau végétal a besoin d’azote pour vivre. On a déjà une pauvreté d’azote et on n’en ajoute pas à la mise en bouteille (sous forme d’azote ammoniacal pour « puncher » les levures). Quand le levurage est préconisé à 10 gr par hl on est plutôt à 2/3 gr donc pas de punch. Tout ça fait que les levures sont paresseuses et laissent du sucre non fermenté.

4 – Et en 2014, il ya une quatrième cuvée, un rosé d’assemblage mis en 2012, qui vient de sortir. »

DEGUSTATION DES CUVEES CLASSIQUES

« Bouteilles ouvertes pour des anglais il y a trois semaines… restées en vidange avec le bouchon, laissées dans le local ici ! En général je dégorge à la volée et je fais déguster directement parce que je n’ai que ça !

1 – Blanc de Blanc
Mise 2013, je ne peux pas me permettre de garder mes bouteilles en cave, donc je suis toujours à 15 mois pour le moment…

Base 2012 et 2011 100 % Chardonnay (mais pas issu de la fameuse parcelle). Pas de dosage, sucre résiduel qui n’est pas un sucre naturel mais un sucre de betterave qu’on utilise pour la prise de mousse et vu que ma cave est froide, il en reste toujours un peu, de fermentation de sucre de betterave.

La saturation en gaz carbonique dans la bouteille de Champagne, même après avoir fait un peu le vide, fait qu’il y une oxydation nettement plus ménagée que dans une bouteille de vin tranquille. Mais quand même, comment expliquer une telle fraîcheur ? Une telle jeunesse pour une bouteille ouverte il y a trois semaines ? On a un tel volume, une telle densité…

2 – Chamery 1er Cru : Chardonnay – Pinot Noir – Pinot Meunier, bouteille ouverte à la volée ce matin.

Base 2011 et 2012 également. Mise 2013, terroir à majorité de sables, c’est ce qu’on peut goûter en comparaison des autres vignerons de Chamery, c’est le terroir typique du village.

Nez plus fleuri, d’aubépine, de noisette, plus classique, fruit rouge (PM), charnu, gourmand, amertume. Et qu’est ce qu’on peut acheter et qu’est ce que ça coûte ?

J’ai 10 000 bouteilles en production au total et je n’ai pas envie de grossir pour le moment.
Pour les réservations, ma petite sœur vient me rejoindre cet été, il faudra voir ça avec elle cet automne !
3 – Blanc de Noirs : Moitié PN moitié PM, ouvert il y a trois semaines également

Mise 2013. Bouteille qui a plus de punch, mais il faut patienter car on est sur la fermeté, même l’austérité.

C’est un vin d’hiver sur un gibier, à la limite un Foie Gras.
J’estime avoir des vins de saison. Blanc de Blancs pour le printemps etc…

4 – Rosé d’assemblage mise 2012 avec 10 % de rouge Bse 2010 et 2011

3 gr de résiduel – 2000 b. de cette mise de 2012 – 1000 bouteilles seulement sortent en septembre … Car ce rosé a besoin de temps pour se fondre. Traditionnellement quand on goûte un rosé on a d’abord le blanc, puis le rouge. Pour avoir une vraie « construction entre le blanc (chardonnay) et le rouge » il faut du temps.

Ouvert il y a trois semaines, ce vin est plus évolué, mais encore frais, charmeur, magnifique. Un peu animal, framboise, feuille de ronce…c’est un rosé de repas. Sur Chamery on fait des vins charnus, gras, opulents sur certaines années à Ecueil, juste à côté on est plus sur la finesse.

DEGUSTATION DES ESSAIS de CUVEES de CLEMENT

5 – Un coteau Champenois (qui n’aura pas l’appellation) de 2012 en Chardonnay 100 % sur les rouleaux.

En 2010, j’ai fait un essai de parcellaire, revenu du Beaujolais avec plein d’idées. J’ai fait plein de conneries dans la vigne (taille très courte, du coup avec le vent les bruns ne se tenaient pas entre eux…), j’ai retourné toute l’herbe, j’ai eu beaucoup de pourriture. J’ai fait 3 tonneaux (barriques) de parcellaire qui ont eu du mal à fermenter. 18 mois en fût, ça a tourné, tout à foiré …

En 2011 j’ai fait un parcellaire, Blanc de Blancs « les rouleaux ». Ca a marché ! Et j’ai réitéré en 2012 sur la même parcelle qui est en cave depuis le printemps et en 2013, j’ai 3 parcelles. J’ai donc trois fois 5 barriques, qui vont être soutirées aux vendanges, mises en cuve.
Avec des élevages de 18 mois, mise en bouteille au printemps prochain, pour que le vin voie 2 hivers. C’est maintenant dans cette optique là que je pars.
Ce sera un Vin de France ! Car il n’a pas eu l’agrément « analyses analytiques conformes, analyse organoleptique non conforme… », parce que sur les coteaux champenois il ne faut pas plus de 3 gr de sucres résiduels. Il me restait plus de 4 grammes.

Mon idée est de faire des avant premières en vin clair, et ce même vin c’est le même qui est champagnisé et qui est en cave. Il y aura la version vin tranquille et la version Champagnisé.
Mais il n’y a que 120 bouteilles !
Cette bouteille dégustée est ouverte il y a deux semaines. Palette aromatique, bois, puis amertume intéressant qui signe la cuvée en lui ajoutant de la fraîcheur.

Petit tour dans les vignes…

140716_Clément PERSEVAL dans ses vignesOn est ici juste derrière la maison familiale et le caveau de dégustation, ici du sable et de la terre, point de craie et pourtant, quel vin…

140716_Terroir en main Clément PERSEVALCe qui intéresse le plus Clément c’est la bio-diversité et chez lui ce n’est pas un mot, c’est une expérience quotidienne, à pleines mains…

Inutile de vous dire qu’on suivre ce garçon que nous remercions encore une fois ! Un futur Anselme SELOSSE ? Non Clément PERSEVAL tout simplement !

Dégustation des vins du Domaine Jean DAVID – Salon LES TOQUES au MACEO lundi 13 Octobre 2014

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Sur les conseils D’Alexis, éminent dégustateur et passionné, je me dirige sur le stand de Jean DAVID, jusqu’ici inconnu de moi. Reçu par le gendre de Monsieur DAVID, celui-ci me présente 5 cuvées, dégustées avec calme, délectation et d’abord étonnement.

Cette première Cuvée Les levants 2012 (Côte du Rhône) est pour moi un choc ! Outre une robe très dense de Cœur de Pigeon (variété de grosse cerise en forme de cœur, qui passe du rouge au noir en mûrissant), je découvre un nez déroutant ! Fleur rouge, fruit rouge bien sûr mais aussi poudre de riz à la rose ! On n’est pas du tout dans un univers de vin et encore moins de vin de vallée du Rhône, si ce n’est la touche poivrée (due à la Counoise et à la Syrah), mais plutôt dans un magasin de produits de beauté ou chez un fleuriste ! Superbe longueur en bouche soutenue par des tanins très fins et onctueux. Encépagement : 55% Grenache – 20% Cinsault – 13% Counoise – 7% Carignan 5% Syrah

La cuvée le Beau Nez (AOC Côtes du Rhône Village – Séguret) est composée de 55 % de Grenache, 25% de Carignan, 20 % de Counoise.
On a l’impression d’avoir en main un verre de MADIRAN tant la robe est noire « encre ». Et c’est normal, car au nez on sent le Zan en rouleau ! c’est promis il n’en mettent pas dedans… et ça devient plutôt en bouche de la réglisse en bâton, de la mûre, de la confiture de cerise, mais avec une belle acidité et des touches épicées qui donnent fraîcheur et élégance au vin. C’est déjà prêt à boire, mais compte tenu de l’acidité et des tanins on pourra attendre encore au moins 1 an.

Ensuite Cuvée de SEGURET rouge 2013 puis 2012 avec une composition quasi identique : 60% grenache, 20% syrah, 20% mourvèdre. Groseille, mûre, violette au nez, framboise et autres petits fruits rouges en bouche avec touche anisée. A boire dans 3 ou 4 ans. On termine par un simple Côte du Rhône, enfin simple, l’appellation parce qu’en ce qui concerne le vin, on est sur une bouteille très profonde, ample, délicate sur des arômes de cerise noire qu’on retrouve en bouche associée à de la confiture de mûre et de framboise : 70% grenache, 10% cinsault 10% syrah, 10% Carignan. Il s’agit de conserver cette bouteille en cave au moins 5 à 7 ans.141013_ToquésdesDentelles_Domaine Jean DAVID 004

 

Dégustation des vins des Vignerons d’ESTEZARGUES Salon LES TOQUES du 13 octobre 2014 au MACEO

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SIGNARGUES, AOC depuis 2005, regroupe 4 communes (DOMAZAN, ESTEZARGUES, ROCHEFORT du GARD, SAZE) est forte d’un terroir exceptionnel de galets roulés, comme à Châteauneuf du Pape, au carrefour de la Cité des Papes (Avignon) et le Pont du Gard.On y a découvert des vestiges importants dont la statuette double face BACCHUS et ARIANE actuellement au Musée du Louvre.

Une dizaine de vignerons qui ont la même philosophie du vin (entendez le même état d’esprit face à la nature et particulièrement à la vigne et au raisin) se sont rassemblés au sein d’une coopérative très particulière :

Chaque vigneron garde son approche du vin, mais également ses terroirs et sa structure d’encépagement.

Ils utilisent les mêmes outils à la vigne et au chai, pour élaborer à la fois des cuvées d’assemblage qui regroupent des raisins de l’ensemble des domaines – c’est le propre des coopératives – mais également des cuvées spécifiques domaine par domaine, ce qui est déjà moins fréquent.

Mais là où les choses deviennent vraiment intéressantes c’est qu’ils ne recourent absolument pas aux levures sélectionnées, aux filtrations et collages, en un mot à toutes les manipulations chimiques et technologies pratiquées souvent dans la région.Enfin, on croit rêver, voici une coopérative qui vinifie sans soufre et à basse température afin de « profiter au mieux du fruit et du potentiel terroir » dixit l’un deux.

Ce préambule important étant fait, voici les commentaires sur les 4 vins dégustés dont un blanc d’assemblage des différents domaines et trois rouges de trois domaines différents :

1 – Blanc – Plein Sud Roussanne 50 % – Viognier 50 % : Belle fraîcheur, miel et pêche, fruit sec, un classique de la région, mais une nouveauté pour les vignerons d’ ESTEZARGUES d’incorporer du Viognier dans leur vin blanc de cuvée d’assemblage coopératif.

141013_TOQUES_Vig.d'ESTEZARGUES 0012 – Rouge – Costières de Nîmes – Domaine de PERILLIERE 2013 : Cuvée non filtrée, comme l’indique avec humour son étiquette à 70 % de Syrah – 30 % de grenache. Puissant et capiteux sans excès, gourmand et encore très tannique, il se déguste très bien malgré avec ses 14%

141013_TOQUES_Vig.d'ESTEZARGUES 0023 – Rouge –Côtes du Rhône – Du Domaine des FEES 2013, il s’agit d’un entièrement BIO (agriculture et vinifications) composé à parité 50 % Grenache – 50 % Syrah. Il a une matière dense mais élégante malgré ses 14,5 %, c’est une bouteille à oublier quelques mois !

141013_TOQUES_Vig.d'ESTEZARGUES 0034 – Rouge – Côtes du Rhône Village- SIGNARGUES du Domaine GRÈS SAINT VINCENT 201?
Fin, élégant, féminin composé de 60 % de Grenache, 25 % de Syrah et 15 % de Carignan – Mourvèdre, Patrick Vincent le vigneron élabore ici une des meilleures cuvées en SIGNARGUES.
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Dégustation du 13 Octobre au MACEO – Vignerons les Toqués

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Cette association s’appelait « les Toqués des Dentelles » car les vignerons à l’origine de cette association sont au pied des fameuses dentelles de Montmirail sur Beaumes de Venise, Cairanne, Rasteau, Séguret, Vacqueyras.
Aujourd’hui de nouveaux vignerons venus rejoindre le groupement aperçoivent « de loin par temps clair uniquement », comme me le rappelait l’un d’eux avec humour, les fameuses Dentelles ! mais tous sont dans l’authentique, le bon, le vrai.

Qu’ils soient proches ou loin des Dentelles, les Toqués élaborent tous de jolis des Côtes du Rhône. Ici fis des appellations générique et Village ou nom de village Cairanne, Châteauneuf du Pape, Rasteau,, Séguret, Vacqueyras, Vinsobres… ce qui compte c’est le respect du terroir, de la biodiversité et évidemment du raisin pour avoir une excellente matière première.

Beaucoup de bonne humeur, de modestie, d’humour et une bonne dose de sagesse pour tous ces vignerons dont la qualité tout autant que la géographie des domaines, tient dans un mouchoir de poche.

J’ai dégusté les vins de l’incontournable Marcel, Marcel RICHAUD pardon, pour ceux qui ne sont pas familiers avec les Côtes du Rhône méridionaux.

Ah oui petit cours… désolé pour les initiés : il y a les Côtes du Rhône du Nord (Côte Rôtie, Hermitage, Cornas, Condrieu, St Joseph) situés grosso modo entre Vienne et Tournon sur la rive droite ou Tain sur la rive gauche et ceux du sud, qui commencent après le défilé de Donzères (signe distinctif on voit les éoliennes sur la droite en TGV quand on descend vers le sud) dans une vallée beaucoup plus large). C’est bien de ces derniers qu’il est question aujourd’hui avec Châteauneuf du Pape, Gigondas et Vacqueyras pour les plus connus. Au nord la Syrah règne sans partage pour les rouges et au sud c’est plus compliqué ce serait plutôt Grenache, Syrah, Carignan et quelques autres associés – on dit assemblés – pour les grands rouges. Cela donne des vins gourmands, riches, équilibrés, croquants sur le fruit, ou denses et profonds, puissants et capiteux, mais toujours harmonieux chez ces vrais TOQUÉS, car pour arriver à une telle qualité il faut bien avoir un petit grain…(De raisin en tête du soir au matin!)

Je ne retiendrai que les vins du Domaine FERME SAINT MARTIN situé à SUZETTE, me pardonneront donc les 11 autres vignerons présents dont Marcel RICHAUD qui a « sublimement » réussi ses rouges en 2013 et qui est ravi de la « cueillette » 2014 sous le soleil et la bonne humeur.

Je reparlerai de lui plus tard et des vignerons d’ESTEZARGUES, du Domaine Jean DAVID dans un prochain post également.

Domaine LA FERME Saint MARTIN est situé sur le versant Sud des Dentelles de Montmirail à SUZETTE et des vignes se trouvent également en Appellation Côte du Ventoux au sud du Mont éponyme.

141013_ToquésdesDentelles_Ferme St MARTIN 005Guy JULLIEN (photo) a fait déguster dans l’ordre

1 – LE BLANC 2013, un classique tout en finesse fruité exotique, anis et miel particulièrement parfumé à 50 % roussanne et 50 % Clairette. Terroir argilo calcaire du TRIAS

141013_ToquésdesDentelles_Ferme St MARTIN 0012 – LA GERINE en AOC Côteaux du Ventoux est un vin sur la fraîcheur et le fruit rouge et noir, avec 60 % de Grenache et 40 % de Carignan, c’est un vin de piémont du Ventoux à sol graveleux, qui se traduit par du croquant, mais ce petit rien de plus en bouche qui en dit long sur un terroir et un talent associés, même sur une cuvée simple.

3 – Avec LES TERRES JAUNES en AOC Beaumes de Venise, on entre dans le domaine des grands, bien que ce vin ne voie pas le bois. On est également sur un terroir argilo calcaire du TRIAS au pied des dentelles entre 250 et 500 m d’altitude. C’est une bombe qui embaume le poivre, on imagine un 100 % Syrah et c’est loupé avec 75 %de grenache, mais Guy explique que sur ses terroirs, la Syrah, même en quantité minoritaire s’exprime énormément sur le poivre et avec ses 14 % d’alcool cette cuvée passe comme une lettre à la poste.

141013_ToquésdesDentelles_Ferme St MARTIN 0024 – COSTANCIA 2013 se trouve sur un terroir exposé sud ouest, fait de marnes et d’éboulis calcaire sur les plus hauts terroirs (500 m) de Beaumes de Venise ce qui explique malgré tout sa finesse, grâce à son égrappage total, son long élevage de18 mois bois, moitié cuve, tout en équilibre sur les cépages également 50 % grenache/50 % Syrah sur des vignes de 25 à 50 ans.

141013_ToquésdesDentelles_Ferme St MARTIN 0035 – On termine par la CUVEE SAINT MARTIN Beaumes de Venise 2013 (qui mérite nettement mieux que son étiquette le laisse deviner…), est sur le même terroir de TRIAS que Terre Jaune avec cette fois 80 % grenache et 20 % Syrah, avec des vignes de 50 à 95 ans (c’est que l’on appelle de la vieille vigne en vallée du Rhône…) sur des rendements minimalistes de 25 à 30 hl/ha…, un cuvage long en levures indigènes, zéro soufre pendant la vinification et un léger passage en demi muids pour une partie du volume de vin seulement et le résultat est époustouflant ! une matière dense, soyeuse, puissance et élégance se cotôient, un vrai grand à attendre sagement…

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Dégustation de vins italiens au restaurant BEAUCOUP Lundi 6 Octobre 2014

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Traditionnellement Septembre et Octobre ont des lundis bien remplis pour les sommeliers et œnologues.
Ce Lundi 6 octobre était particulièrement chargé avec la dégustation de vins du monde organisée par Planète Vins International au restaurant BEAUCOUP, qui portait mieux son nom que jamais car l’affluence de vignerons, bouteilles et dégustateurs était telle que je me suis concentré (à l’entrée) sur les vins italiens.

Que de découvertes avec des domaines pour moitié en BIO ou reconversion, voire en Biodynamie – sans le revendiquer ouvertement d’ailleurs – qui proposent des vins d’une élégance souvent remarquable malgré des degrés supérieurs à 13 % la plupart du temps.
Il faut beaucoup de doigté, de métier pour réussir à faire oublier les degrés tout en maintenant finesse, élégance, fraîcheur et « buvabilité », et surtout à faire passer l’expression authentique du raisin sur son terroir : Partition délicate, qui propose au vigneron des défis et des choix difficiles. Ici, la plupart des vignerons des domaines dégustés ce lundi 6 octobre s’en tirent avec maestria.

Je me concentrerai sur 3 vins du même domaine, CENTO FILARI, en sud Piémont.
C’est Simone ROVEGLIA qui est aux commandes, d’abord grand amateur de vins et qui s’est mis à « faire du vin » il y a une vingtaine d’années dans le sud du Piémont.

Simone ROVEGLIA

Pour commencer sa cuvée de Barbera d’Asti 2013 qui met superbement en bouche avec une fraîcheur et un équilibre acide/alcool remarquable (malgré les 14,5 % d’alcool) sur du fruit rouge croquant et une belle gourmandise. Ici on est sur un élevage inox 100 % avec une mise à mi mars 2014, bouteille déjà prête à boire.

Vient ensuite la formidable cuvée IL Brigante PINOT NERO 2011, dont je garde un souvenir particulièrement ému. C’est une cuvée puissante, mais fraîche et surtout très aromatique, dont la longueur et la complexité sans lourdeur signent un grand vin qui fait oublier ses 14,5 % d’alcool. On navigue au fil de la dégustation entre un grand cru de Chambolle-Musigny (par la profondeur, le velours de ses tanins et sa gourmandise), un Côte Rôtie (par sa palette empyreumatique, de créosote surtout et de poivre) et un Châteauneuf du Pape parr sa puissance, sa rusticité et ses arômes de réglisse et de fruits noirs.
Ici la magie provient du terroir, du cépage et du savoir faire du vigneron qui réalise un assemblage de deux élevages de 6 à 7 mois : 50 % inox et 50 % foudre de 5 hl (pas neuf) pour une mise en décembre de l’année suivante (2012). Au total on est à moins de 70 mg de SO2, quel talent ! Comme l’explique Simone, tout vient du respect du terroir et du raisin qui s’y exprime.

Le Freisa d’Asti 2012 vient couronner cette dégustation magnifique.
Le Freisa d’Asti est un vin issu du seul Freisa, cépage cousin du Nebbiollo qui a bien un air de famille avec son bouquet très aromatique et ses tanins bien présents. C’est une bouteille dont la mise a été réalisée au printemps 2014. L’élevage est ici de 8 mois en « tonneau » (50 %) comprenez foudre et 50 % cuve inox. C’est une bouteille à attendre sans doute plusieurs années, mais très prometteuse.

Vins d’Auvergne

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Plutôt que le Georges V et les grands vins vinifiés par Stéphane de RENONCOURT (dégustés l’an dernier et tout à fait remarquables), j’ai choisi, hier, la cartonnerie et son salon des vins d’Auvergne et du Forez sûrement passé inaperçu dans le politiquement correct du milieu du vin et pourtant.

Cette année j’y ai notamment découvert les vins d’Yvan Bernard (AOC Côtes d’Auvergne), en bio (certifiée Ecocert 2010) et qui se tourne avec prudence vers la Biodynamie, sans s’y mettre vraiment, juste ce qu’il faut, il « suit » « écoute », « observe » mais il est liiiiiiiibre …Yvan ! il est plein de bon sens et surtout de talent. Jugez-en.

1 – OPPIDUM 2013 :  blanc 100 % Chardonnay 2013  – Une merveille d’équilibre.
Un nez plein de fruits et de fleurs, qui explose en bouche avec gras et immédiate impression de plénitude sur les mêmes touches fruitées et florales qu’au nez mais cette fois avec une forte minéralité (et elle est bien là) en plus, une explosion en bouche.
Pas de « malo » sur cette bouteille qui comporte 2 gr de sucre résiduel à la belle fraîcheur et finesse qui s’expliquent par la parcelle de calcaire blanc et de débris de basalte dont est issu le raisin. Yvan a poussé les maturités à leur optimal  sur cette cuvée « 48 heures après les raisins explosaient, il n’y avait plus rien et la peau était rose, brune et si fragile ».

J’ai eu la curiosité d’aller sur son site (en fait un blog) dont est issu ce texte :
Il dit : Voir ce que les vignes « ont dans le ventre »…. Voilà ce qui motive mon travail. Chaque parcelle donne une cuvée différente ».

8 hectares répartis sur les communes de Montpeyroux, La Sauvetat, Authezat, Corent et Boudes constituent le domaine.
Pas de produits chimiques de synthèse, traitements à base de plantes, respect du calendrier lunaire, retour au travail du sol sont les principaux axes de travail dans les vignes. Respect des levures indigènes, macération et élevage adapté à chaque cuvée sont les leitmotivs à la cave. Suit le rosé…

2 – CORENT (commune) issu de Gamay de pouzzolane  : Rosé de pressurage (pas un nouveau cépage la pouzzolane, mais une sorte de terre de volcan faite de projections volcaniques essentiellement basaltiques et qui donnent au raisin un caractère très minéral, voire épicé. Au nez c’est un vin fruité plutôt petits fruits rouges,  épicé/poivré dans le style mondeuse. En bouche, l’attaque est minérale, très minérale (on a l’impression de manger de la terre fumée), puis cède le pas au fruité et au floral,(bouquet de pivoines), c’est un rosé vraiment typé, original qui ne laisse pas indifférent et c’est gourmand on en « redemande ».

Ses trois rouges sont tout aussi dignes d’intérêt à commencer par

3 – DOMES 2013 assemblage de 80 % Gamay et 20 % Pinot Noir sur basalte : A l’attaque minérale, puis de fruits rouges et retour de la minéralité en font un « joli canon » rafraîchissant pour un joli piquenique de terroir.

4 – « ARKOSE » 2012, issu de vieilles vignes (60 à 70 ans) de Gamay 100 % – Cuvaison longue d’un mois puis élevage en fût de 500 litres dont 1/3 de neuf, pendant un an. Il s’agit d’un Gamay d’Auvergne (pas tout à fait le Gamay du Beaujolais) qui donne un style Syrah au nez et en bouche avec une attaque tannique bien loin d’un beaujolais (à la rigueur un Morgon Côte du Pÿ de Foillard et encore). L’Arkose est un granit décomposé puis Re-sédimenté. Belle bouteille de semi garde qui devra être carafée sur une belle côte de bœuf ou un gibier à poil.

Enfin, apothéose avec ce…

5 – PETROSUS (En Vin de Pays du Puy de Dôme car 100 % Pinot Noir) et du nom latin du village de Yvan BERNARD, qui est l’ adjectif latin voulant dire « plein de pierres » : quand on goûte le vin on comprend. Garde minimale 5 ans… De la pierre, de la pierre, encore de la pierre et enfin, après une bonne aération du fruit. Assurément un vin pour les tailleurs de pierre amateurs de tanins et pas pressés : la madiran du coin en somme !