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A l’approche des fêtes ou des foires aux vins, d’un événement familial ou professionnel on se pose cette question lorsqu’on pas encore pu ou voulu se constituer une cave.

Chez votre caviste indépendant de quartier

Si vous disposez d’un peu de temps c’est mieux, sinon, le caviste du coin est le mieux placé pour vous conseiller. Il vous en coûtera quelques euros de plus par rapport à la grande distribution, mais c’est vraiment un supplément justifié. Le caviste, visite les vignerons, les rencontre à défaut dans les salons et foires organisés dans sa ville. Il déguste, compare, choisit ses vins (je ne parle pas ici des, soit disant, cavistes qui sont des gérants salariés de chaînes de cavistes type Nicolas pour ne citer que le plus connu, qui ne sont pas forcément toujours très pointus ou s’ils le sont, n’ont pas la main sur les sélections de vins et champagnes).

Le caviste indépendant connaît chaque flacon et les occasions de les ouvrir.

Les salons de vignerons et notamment le salon des vignerons indépendants

Si vous disposez d’un peu de temps (disons 4 à 6 mois avant l’événement), prenez en un peu pour aller visiter un de ces salons organisés dans votre ville ou la ville voisile.
Ces salons sont souvent le meilleur moyen de découvrir de jolis vins et faire connaissance de vignerons.

Celui des vignerons indépendants regroupe des centaines de vignerons indépendants dont la charte est claire :
1 – Vendre sa propre production de vins élaborés et élevés au domaine à partir des raisins qu’on cultive en propriété (parfois une partie en fermage ou métayage surtout chez les jeunes vignerons).

2 – Avoir une structure, aussi modeste soit elle pour, accueillir sur rendez-vous, ou librement du public à la propriété

3 – Vendre en direct ses vins.

C’est le meilleur moyen de vous faire votre propre idée et d’acheter au meilleur prix par la même occasion, des vins pour l’occasion ou constituer, compléter votre cave. Mais attention il y a le meilleur comme le pire, il faut partir avec un programme, des adresses et un double budget temps et financier, souvent durs à tenir.

Un conseil, si vous êtes francilien (je ne sais pas pour les autres étant parisien), prenez une journée ou même une demi-journée pour aller visiter le salon le premier jour. En semaine vous aurez moins de monde, pourrez-faire vos emplettes (même les meilleurs vignerons dont les cuvées s »arrachent » ont du stock puisque c’est le premier jour ! Surtout évitez les samedis et dimanches et retournez, si vous faites des achats conséquents, déguster le lundi et découvrir de nouveaux vignerons pour l’an prochain ou le prochain salon (il a lieu fin novembre-début décembre Porte de Versailles et au Printemps Porte de Champerret).
Autre conseil, dégustez le plus de vins possibles d’une même appellation pour vous faire une idée de la typicité d’une appellation et choisir le meilleur. Vous pouvez également demander à un vigneron dont vous avez apprécié les vins, de vous donner quelques bonnes adresses sur le salon. Cela vous fera gagner beaucoup de temps !

Les autres salons de gastronomie, les salons bio sont aussi des occasions de découvrir de bons vignerons et souvent différents présents sur le salon des vignerons indépendants qu’ils considèrent trop « galvaudés » ou trop gros.

Les visites en vignoble, quelques conseils

Rien de tel que de prendre la voiture en famille ou entre copains, copines et de filer en escapade d’un ou deux jours dans le vignoble. Mais, si vous avez choisi la destination, chez quel(s) viticulteur (s) ? ou viticultrice(s) car il y a de plus en plus de femmes talentueuses qui exercent ce métier.

  • Prenez les bonnes adresses, glanées par bouche à oreilles, en relisant les notes que vous n’avez pas manqué de prendre (suivez mon regard) dans vos carnets de dégustation, carnets qu’il faut toujours avoir à l’esprit de remplir me moment venu au restaurant, chez les amis, en famille…maintenant les Androids).
  • Prenez rendez-vous avec les vignerons (ils ne vous attendent pas les bras croisés et sont généralement très occupés toute l’année). La meilleure période est le printemps et l’été bien sûr, mais attention aux périodes estivales, certains domaines (et certaines routes) sont très occupés. Pour des raisons évidentes, évitez les périodes de vendanges de fin août à fin septembre.
  • Fixez vous un programme le plus souple possible, soyez prêt à le bouleverser si vous tombez sur les vins de vos rêves. Mieux vaut passer une heure de plus avec un excellent vigneron, quitte à supprimer une visite prévue (en prévenant toujours bien sûr).
  • Ecoutez les conseils des vignerons du village qui vous donneront leurs bonnes adresses !

Les ventes privées

Certains particuliers invitent des vignerons à domicile, c’est également une occasion sympathique (vous voyez vos amis) de découvrir en petit comité, les vins d’un ou quelques vignerons

La Grande distribution (hors foires aux vins)

Premier conseil apprenez vos départements par coeur : 1 – AIN – 2 – AISNE – 3 – ALLIER allez allez ! il n’y en a que 90 en Métropole (apprenez au mois la soixantaine où on produit du vin…)

Pourquoi ce conseil ? Quand vous achetez une bouteille de vin d’une AOP ou IGP quelconque si vous ne connaissez pas le département dans laquelle elle est – théoriquement – produite vous ne saurez pas en lisant le code à 5 chiffres de l’adresse du producteur ou négociant, d’où elle vient. Exemple : Vous achetez un Chablis (Bourgogne région Auxerre, donc Yonne donc 89) et la bouteille a un nom et une adresse 69 ou 71 ça veut dire que le vin est mis en bouteille par un négociant, qu’il est donc probablement de moindre qualité, en tout cas d’une « fabrication » moins soignée et à coup sûr la typicité du vin en sera gommée pour des raisons marketing ou tout simplement par ce que ce vin aura été élaboré dans les caves d’un même chef de cave qui donne sa signature à toutes les cuvées qui lui passent dans les mains. Sans compter les « petites magouilles » qui bien qu’en nette diminution, continuent à exister, on n’est pas au pays des bisounours… quoiqu’on vous dise

La difficulté devant un rayon de super ou plus encore d’hypermarché, est l’offre souvent pléthorique. Si vous ne savez quel vin blanc ou rouge acheter, repliez vous sur les vins à prix modestes tels que Entre Deux Mers (blanc), Muscadet sur Lie (blanc) ou Rosé de Provence, ainsi que sur deux appellations génériques (c’est à dire régionales et non communales) Beaujolais-Villages et Côtes du Rhône Village d’un niveau supérieur à leurs « petits frères », plus simples Beaujolais et Côtes du Rhône issus de terroirs moins bons et de vinifications souvent moins soignées. Si vous vous trompez, que le vin ne vous plaît pas, vous ne vous serez pas ruinés.

Si vous souhaitez acheter un vin de façade atlantique (Bordeaux, Loire ou Bourgogne), ou d’un vignoble septentrional (Bourgogne, Jura), soyez plus attentifs au millésime qu’à la marque (le château ou le domaine).

Mieux vaut acheter une bonne année d’un château peu connu, qu’un grand château dans une petite année.
Dans le premier cas vous serez rarement déçu, si l’année est bonne, tout (ou presque) est bon.
Dans le second cas, vous aurez payé cher une bouteille renommée qui n’en vallait pas la peine la plupart du temps.

La bonne année comment savoir ? consultez votre moteur de recherche favori avec la requête « tableau des millésimes »pour trouver les grandes tendances dans les différentes régions viticoles françaises.

Enfin, pas d’achat de champagnes en distribution, sauf s’il est recouvert d’un étui et à la rigueur pendant les foires au vin, mais sinon abstenez vous, le champagne prend le goût de lumière au bout de quelques heures (goût de lumière = goût de carton de poussière notamment…).

Les foires aux vins dans la grande et moyenne distribution
Arnaques et bonnes affaires sont toujours au rendez-vous. Là il faut être un peu rusé et rechercher dans celles d’automne, les bons, voire les grands châteaux de Bordeaux (attention au millésime encore une fois) sur leurs seconds vins (issus de plus jeunes vignes) et les crus bourgeois du Médoc souvent très avantageux pour la qualité de leur production.
Vous pouvez également vous intéresser à des appellations moins connues de Loire ou du Sud Ouest par exemple, où, chez d’excellents vignerons, c’est souvent le moment du  » délestage » avant de remplir les caves des nouveaux vins !

Mais les foires aux vins, ça se prépare plusieurs semaines à l’avance,, si on veut réellement faire de bonnes affaires en comparant les catalogues et en jouant sur le décalage des dates de lancement des foires suivant les enseignes, en essayant de se faire inviter aux avant-premières.
Carrefour réalise un travail remarquable de pré-sélection.
E.Leclerc, la marque historique des foires aux vins, fait toujours des efforts considérables pour offrir une des palettes de vins les plus riche.
Auchan, la moins performante ces dernières années est en train de remonter en qualité et éclectisme et quantité de vins bio.
Intermarché a parfois des produits de qualité.
Enfin Monoprix réserve parfois de belles surprises. Mais ma meilleure affaire c’est chez Lidl que je l’ai faite !
Cora et Géant sont moins performants dans ces foires, mais présentent parfois de belles opportunités d’affaires.

Je reparlerai des foires aux vins, car à cette occasion, il se passe souvent de nombreux micro-événements (salons, dégustations) qui évitent les foules et permettent de réaliser de belles découvertes tout en rencontrant des vignerons.

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